| jeudi 13 octobre 2011 |
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Nous pouvons être étonnés de la virulence des propos de Jésus à l’égard des pharisiens : « Malheureux vous qui bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que ce sont vos pères qui les ont tués ».
Lorsque Luc parle des prophètes, il parle aussi de Jésus, lui qui sera comme les prophètes assassiné par ceux qui pratiquent la loi et n’acceptent pas en Jésus, l’envoyé du Père, qui ne vient pas abolir la loi, mais l’accomplir.
Par la loi que les pharisiens et les légistes appliquent, ils ne peuvent être suffisamment libres pour accueillir le Bonne Nouvelle de Jésus : Ca n’est plus l’application de la loi qui donne accès à la vie avec Dieu mais la foi au Fils de Dieu qui ouvre par sa mort et sa résurrection, la vie avec Dieu.
C’est après la mort de Jésus et sa résurrection que cette Bonne Nouvelle va pouvoir se propager et que progressivement des communautés de personnes vont se créer en adhérant à cette Bonne Nouvelle.
C’est ce que Paul nous dit dans la lettre aux Romains :
« Nous estimons, en effet que l’homme est justifié par la foi, indépendamment des œuvres de la loi.
Ou alors Dieu serait-il simplement le Dieu des Juifs ?
N’est-il pas aussi le Dieu des païens ? Si ! il est aussi le Dieu des païens...
Enlevons-nous par la foi toute valeur à la loi ? Bien au contraire, nous confirmons la loi ! »
Croire que le Christ Jésus nous introduit, qui que nous soyons, par amour, gratuitement dans le Royaume de son Père parce que Dieu est amour, est bien le fondement de notre foi.
La loi reste toutefois, un chemin pour y parvenir si elle a pour fondement Jésus-Christ. Soyons en ces témoins joyeux, là où le Seigneur nous envoie.
