Vous êtes ici : ACCUEIL -Dimanches et fêtes - Année C -Grandes fêtes -2013-03-24 : Dimanche des Rameaux et de la Passion - Rameaux, Messe C -
Des Rameaux à la Résurrection : Évangile de la Passion (Lc 19-24) et la Maestà de Duccio
Deux Retables de la Passion du Musée de Rouen

Année C - Dimanche des Rameaux et de la Passion

Messe

JPEG - 53.3 ko
Duccio di Buoninsegna. Jésus entrant à Jérusalem. Maestà, 1308-1311, Sienne

CÉLÉBRATION DES RAMEAUX

Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux !

PRIÈRE DE BÉNÉDICTION
Dieu tout-puissant, daigne bénir ces rameaux que nous portons pour fêter le Christ notre Roi : accorde-nous d’entrer avec lui dans la Jérusalem éternelle. Lui qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : 19, 28-40

Jésus marchait en avant de ses disciples pour monter à Jérusalem. À l’approche de Bethphagé et de Béthanie, sur les pentes du mont des Oliviers, il envoya deux disciples : « Allez au village qui est en face. À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché : personne ne l’a encore monté. Détachez-le et amenez-le. Si l’on vous demande : « Pourquoi le détachez-vous ? » vous répondrez : « Le Seigneur en a besoin. » Les disciples partirent et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit. Au moment où ils détachaient le petit âne, ses maîtres demandèrent : « Pourquoi détachez-vous cet âne ? » Ils répondirent : « Le Seigneur en a besoin. » Ils amenèrent l’âne à Jésus, jetèrent leurs vêtements dessus, et firent monter Jésus. À mesure qu’il avançait, les gens étendaient leurs vêtements sur le chemin. Déjà Jésus arrivait à la descente du mont des Oliviers, quand toute la foule des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus : « Béni soit celui qui vient, lui, notre Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! » Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule, dirent à Jésus : « Maître, arrête tes disciples ! » Mais il leur répondit : « Je vous le dis : s’ils se taisent, les pierres crieront. »


Après la proclamation de l’Évangile a lieu l’entrée solennelle.

MESSE DE LA PASSION

Lecture du livre d’Isaïe : 50, 4-7

Dieu mon Seigneur m’a donné le langage d’un homme qui se laisse instruire, pour que je sache à mon to réconforter celui qui n’en peut plus. La Parole me réveille chaque matin, chaque matin elle me réveille pour que j’écoute comme celui qui se laisse instruire. Le Seigneur Dieu m’a ouvert l’oreille et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats. Le Seigneur Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu mon visage dur comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.

PSAUME 21

Tous ceux qui me voient me bafouent,
Ils ricanent et hochent la tête :
« Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !
Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »

Oui, des chiens me cernent,
Une bande de vauriens m’entoure ;
Ils me percent les mains et les pieds,
Je peux compter tous mes os.

Ils partagent entre eux mes habits
Et tirent au sort mon vêtement.
Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :
Ô ma force, viens vite à mon aide !

Mais tu m’as répondu !
Et je proclame ton nom devant mes frères,
Je te loue en pleine assemblée.
Vous qui le craignez, louez le Seigneur.

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens : 2, 6-11

Le Christ Jésus, lui qui était dans la condition de Dieu, n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s’est abaisse lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu’au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l’abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est le Seigneur », pour la gloire de Dieu le Père.

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! Pour nous, le Christ s’est fait obéissant, jusqu’à la mort, et la mort sur une croix. Voilà pourquoi Dieu l’a élevé souverainement et lui a donné le Nom qui est au-dessus de tout nom. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Luc : 22, 14 - 23, 56.

Lecteur : Quand l’heure du repas pascal fut venue, Jésus se mit à table, et les Apôtres avec lui. Il leur dit :
JÉSUS : « J’ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ! Car je vous le déclare Jamais plus je ne la mangerai jusqu’à ce qu’elle soit pleinement réalisée dans le royaume de Dieu. »
Lecteur : Il prit alors une coupe, il rendit grâce et dit :
JÉSUS : « Prenez, partagez entre vous. Car, je vous le déclare : jamais plus désormais je ne boirai du fruit de la vigne jusqu’à ce que vienne le règne de Dieu. »
Lecteur : Puis il prit du pain : après avoir rendu grâce, il le rompît et le leur donna, en disant :
JÉSUS : « Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »
Lecteur : Et pour la coupe, il fit de même à la fin du repas, en disant :
JÉSUS : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang répandu pour vous. Cependant la main de celui qui me livre est là, à côté de moi sur la table. En effet, le Fils de l’homme s’en va selon ce qui a été fixé. Mais malheureux l’homme qui le livre ! »
Lecteur : Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres lequel d’entre eux allait faire cela. Ils en arrivèrent à se quereller : lequel d’entre eux, à leur avis, était le plus grand ? Mais il leur dit :
JÉSUS : « Les rois des nations païennes leur commandent en maîtres, et ceux qui exercent le pouvoir sur elles se font appeler bienfaiteurs. Pour vous, rien de tel Au contraire, le plus grand d’entre vous doit prendre la place du plus jeune, et celui qui commande, la place de celui qui sert. Quel est en effet le plus grand : celui qui est à table, ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Eh bien moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. Vous, vous avez tenu bon avec moi dans mes épreuves. Et moi, je dispose pour vous du Royaume, comme mon Père en a disposé pour moi. Ainsi vous mangerez et boirez à ma table dans mon royaume, et vous siégerez sur des trônes pour juger les douze tribus d’Israël. Simon, Simon, Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le froment. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne sombre pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères. »
Lecteur : Pierre lui dit :
Disciples : « Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller en prison et à la mort. »
Lecteur : Jésus reprit :
JÉSUS : « Je te le déclare, Pierre : le coq ne chantera pas aujourd’hui avant que, par trois fois, tu aies affirmé que tu ne me connais pas. »
Lecteur : Puis il leur dit :
JÉSUS : « Quand je vous ai envoyés sans argent, ni sac, ni sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? »
Lecteur : Ils lui répondirent :
Disciples : « Mais non. »
Lecteur : Jésus leur dit :
JÉSUS : Eh bien maintenant, celui qui a de l’argent, qu’il en prenne, de même celui qui a un sac ; et celui qui n’a pas d’épée, qu’il vende son manteau pour en acheter une. Car, je vous le déclare : il faut que s’accomplisse en moi ce texte de l’Écriture : il a été compté avec les pécheurs. De fait, ce qui me concerne va se réaliser. »
Lecteur : Ils lui dirent :
Disciples : « Seigneur, voici deux épées. »
Lecteur : Il leur répondit :
JÉSUS : « Cela suffit. »
Lecteur : Jésus sortit pour se rendre, comme d’habitude, au mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent. Arrivé là, il leur dit :
JÉSUS : « Priez, pour ne pas entrer en tentation. »
Lecteur : Puis il s’écarta à la distance d’un jet de pierre environ. Se mettant à genoux, il priait :
JÉSUS : « Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne. »
Lecteur : Alors, du ciel, lui apparut un ange qui le réconfortait. Dans l’angoisse, Jésus priait avec plus d’insistance ; et sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient jusqu’à terre. Après cette prière, Jésus se leva et rejoignit ses disciples qu’il trouva endormis à force de tristesse. Il leur dit :
JÉSUS : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation. »
Lecteur : Il parlait encore quand parut une foule de gens. Le nommé Judas, l’un des Douze, marchait à leur tête. Il s’approcha de jésus pour l’embrasser. Jésus lui dit :
JÉSUS : « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? »
Lecteur : Voyant ce qui allait se passer, ceux qui entouraient Jésus lui dirent :
Disciples : Seigneur, faut-il frapper avec l’épée ? »
Lecteur : L’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille droite. Jésus répondit :
JÉSUS : « Laissez donc faire ! »
Lecteur : Et, touchant l’oreille de l’homme, il le guérit. Jésus dit alors à ceux qui étaient venus l’arrêter, chefs des prêtres, officiers de la garde du Temple et anciens :
JÉSUS : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j’étais avec vous dans le Temple, et vous ne m’avez pas arrêté. Mais c’est maintenant votre heure, c’est la domination des ténèbres. »
Lecteur : Ils se saisirent de Jésus pour l’emmener et ils le firent entrer dans la maison du grand prêtre. Pierre suivait de loin. Ils avaient allumé un feu au milieu de la cour et ils s’étaient tous assis là. Pierre était parmi eux. Une servante le vit assis près du feu ; elle le dévisagea et dit :
Autres personnages : « Celui-là aussi était avec lui. »
Lecteur : Mais il nia :
Disciples : « Femme, je ne le connais pas. »
Lecteur : Peu après, un autre dit en le voyant :
La foule : « Toi aussi, tu en fais partie. »
Lecteur : Pierre répondit :
Disciples : « Non, je n’en suis pas. »
Lecteur : Environ une heure plus tard, un autre insistait :
La foule : « C’est sûr : celui-là était avec lui, et d’ailleurs il est galiléen. »
Lecteur : Pierre répondit :
Disciples : « Je ne vois pas ce que tu veux dire. »
Lecteur : Et à l’instant même, comme il parlait encore, un coq chanta. Le Seigneur, se retournant, posa son regard sur Pierre ; et Pierre se rappela la parole que le Seigneur lui avait dite : « Avant que le coq chante aujourd’hui, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et pleura amèrement. Les hommes qui gardaient Jésus se moquaient de lui et le maltraitaient. Ils lui avaient voilé le visage, et ils l’interrogeaient :
La foule : « Fais le prophète ! Qui est-ce qui t’a frappé ? »
Lecteur : Et ils lançaient contre lui beaucoup d’autres insultes. Lorsqu’il fit jour, les anciens du peuple, chefs des prêtres et scribes, se réunirent, et ils l’emmenèrent devant leur grand conseil. Ils lui dirent :
La foule : « Si tu es le Messie, dis-le-nous. »
Lecteur : Il leur répondit :
JÉSUS : « Si je vous le dis, vous ne me croirez pas ; et si j’interroge, vous ne répondrez pas. Mais désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite du Dieu Puissant. »
Lecteur : Tous lui dirent alors :
La foule : « Tu es donc le Fils de Dieu ? »
Lecteur : Il leur répondit :
JÉSUS : « C’est vous qui dites que je le suis. »
Lecteur : Ils dirent alors :
La foule : « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ? Nous-mêmes nous l’avons entendu de sa bouche. »
Lecteur : Ils se levèrent tous ensemble et l’emmenèrent chez Pilate. Ils se mirent alors à l’accuser :
La foule : Nous avons trouvé cet homme en train de semer le désordre dans notre nation : il empêche de payer l’impôt à l’empereur, et se dit le Roi Messie. » Pilate l’interrogea :
Autres personnages : « Es-tu le roi des juifs ? »
Lecteur : Jésus répondit :
JÉSUS : « C’est toi qui le dis. »
Lecteur : Pilate s’adressa aux chefs des prêtres et à la foule :
Autres personnages : « Je ne trouve chez cet homme aucun motif de condamnation. »
Lecteur : Mais ils insistaient :
La foule : « IL soulève le peuple en enseignant dans tout le pays des Juifs, à partir de la Galilée jusqu’ici. »
Lecteur : À ces mots, Pilate demanda si l’homme était galiléen. Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode, il le renvoya à ce dernier, qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là. À la vue de Jésus, Hérode éprouva une grande joie : depuis longtemps il désirait le voir à cause de ce qu’il entendait dire de lui, et il espérait lui voir faire un miracle. Il lui posa beaucoup de questions, mais Jésus ne lui répondit rien. Les chefs des prêtres et les scribes étaient là, et l’accusaient avec violence. Hérode, ainsi que ses gardes, le traita avec mépris et se moqua de lui : il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante et le renvoya à Pilate. Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis, alors qu’auparavant ils étaient ennemis. Alors Pilate convoqua les chefs des prêtres, les dirigeants et le peuple. Il leur dit :
Autres personnages : « Vous m’avez amené cet homme en l’accusant de mettre le désordre dans le peuple. Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous, et, parmi les faits dont vous l’accusez, je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation. D’ailleurs, Hérode non plus, puisqu’il nous l’a renvoyé. En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort. Je vais donc le faire châtier et le relâcher. »
Lecteur : Ils se mirent à crier tous ensemble :
La foule : « Mort à cet homme ! Relâche-nous Barabbas. »
Lecteur : Ce dernier avait été emprisonné pour un meurtre et pour une émeute survenue dans la ville. Pilate, dans son désir de relâcher Jésus, leur adressa de nouveau la parole. Mais ils criaient :
La foule : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! »
Lecteur : Pour la troisième fois, il leur dit :
Autres personnages : « Quel mal a donc fait cet homme ? Je n’ai trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort. Je vais donc le faire châtier, puis le relâcher. »
Lecteur : Mais eux insistaient à grands cris, réclamant qu’il soit crucifié ; et leurs cris s’amplifiaient. Alors Pilate décida de satisfaire leur demande. Il relâcha le prisonnier, condamné pour émeute et pour meurtre, celui qu’ils réclamaient, et il livra Jésus à leur bon plaisir. Pendant qu’ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus. Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit :
JÉSUS : « Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants ! Voici venir des jours où l’on dira :"Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité !" Alors on dira aux montagnes : "Tombez sur nous", et aux collines : "Cachez-nous." Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec ? »
Lecteur : On emmenait encore avec Jésus deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter. Lorsqu’on fut arrivé au lieu dit « le Crâne », ou Calvaire, on mit Jésus en croix, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Jésus disait :
JÉSUS : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. »
Lecteur : Ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort. Le peuple restait là à regarder. Les chefs ricanaient en disant :
La foule : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »
Lecteur : Les soldats aussi se moquaient de lui. S’approchant pour lui donner de la boisson vinaigrée, ils lui disaient :
La foule : « Si tu es le roi des juifs, sauve-toi toi-même
Lecteur : Une inscription était placée au-dessus de sa tête « Celui-ci est le roi des juifs. » L’un des malfaiteurs suspendus à la croix l’injuriait :
Autres personnages : « N’es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même, et nous avec ! »
Lecteur : Mais l’autre lui fit de vifs reproches
Autres personnages : « Tu n’as donc aucune crainte de Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
Lecteur : Et il disait :
Autres personnages : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne. »
LECTEUR : Jésus lui répondit :
JÉSUS : « Amen, je te le déclare, aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »
LECTEUR : Il était déjà presque midi ; l’obscurité se fit dans tout le pays jusqu’à trois heures car le soleil s’était caché. Le rideau du Temple se déchira par le milieu. Alors Jésus poussa un grand cri :
JÉSUS : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »
LECTEUR : Et après avoir dit cela, il expira.
Ici on se met à genoux et on s’arrête un instant.
À la vue de ce qui s’était passé, le centurion rendait gloire à Dieu :
Autres personnages : « Sûrement, cet homme, c’était un juste. »
LECTEUR : Et tous les gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle, voyant ce qui était arrivé, s’en retournaient en se frappant la poitrine. Tous ses amis se tenaient à distance, ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée, et qui regardaient.

Alors arriva un membre du conseil, nommé Joseph ; c’était un homme bon et juste. Il n’avait donné son accord ni à leur délibération, ni à leurs actes. Il était d’Arimathie, ville de Judée, et il attendait le royaume de Dieu. Il alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. Puis il le descendit de la croix, l’enveloppa dans un linceul et le mit dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne encore n’avait été déposé. C’était le vendredi, et déjà brillaient les lumières du sabbat. Les femmes qui accompagnaient Jésus depuis la Galilée suivirent Joseph. Elles regardèrent le tombeau pour voir comment le corps avait été placé. Puis elles s’en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit.

JPEG - 42.9 ko
Duccio di Buoninsegna. La mise au tombeau. Maestà, 1308-1311, Sienne

PRIÈRE SUR LES OFFRANDES.
Souviens-toi, Seigneur, de la Passion de ton Fils, ne tarde pas à nous réconcilier avec toi : il est vrai que nous n’avons pas mérité ton pardon, mais nous comptons sur ta miséricorde et sur la grâce du sacrifice de Jésus. Lui qui règne avec toi pour les siècles des siècles.

« Mon Père, dit Jésus, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! »

PRIÈRE APRÈS LA COMMUNION.
Tu nous as fortifiés, Seigneur, dans cette communion à tes saints mystères et nous te supplions encore : toi qui nous as donné, dans la mort de ton Fils, l’espérance des biens auxquels nous croyons, donne-nous, dans sa résurrection glorieuse, de parvenir au Royaume que nous attendons. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

BÉNÉDICTION SOLENNELLE

Dieu votre Père, le Père de toute miséricorde, vous a donné dans la Passion de son Fils la plus belle preuve de son amour : qu’il vous aide maintenant à découvrir, à son service et à celui de vos frères, jusqu’où va le don de sa grâce.
Amen.

Il vous a donné de vivre en Jésus qui a subi la mort pour vous sauver d’une mort éternelle : qu’il vous fasse don de sa vie.
Amen.

Après l’avoir suivi dans les épreuves, puissiez-vous entrer avec lui dans sa gloire de ressuscité.
Amen.

Et que Dieu tout-puissant...


© AELF-PARIS - Tous droits réservés