3ème dimanche de Carême
Iconographie
Jésus et la samaritaine
J’ai toujours les yeux sur le Seigneur, lui qui dégage mes pieds du filet. Regarde, Seigneur, et prends pitié de moi, car je suis seul et misérable.

La Samaritaine lui dit :
« Comment ! Toi qui es juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? »
Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. |
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La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers Jésus.

Remarques :
Marie-Madeleine mise à part, la Samaritaine est la femme de l’Évangile la plus fréquemment représentée ; cependant, si les artistes respectent généralement les nombreux détails concrets donnés par le texte, il semble impossible de rendre compte de la fine pointe du texte portant sur « l’adoration en esprit et en vérité », néanmoins la présence de la jarre rappelle que le dialogue commence avec le thème de la soif.
L’iconographie se concentre généralement autour de deux moments :
La première partie de la rencontre de Jésus, assis seul et fatigué près du puits, avec la Samaritaine arrivant avec sa cruche.
La dernière partie du dialogue avec la Samaritaine où celle-ci reconnaît en Jésus le Messie : La femme, oubliant sur place sa cruche (ce qui n’est pas le cas dans La Maestà de Duccio), quitte Jésus précipitemment afin de prévenir les habitants de Sychar alors que les disciples reviennent chargés de provisions.