Abbé Bernard Hück

abbé bernard HuckDécédé le 12 mars 2013

M. l’abbé Bernard Hück est décédé le 12 mars 2013, à la Maison diocésaine des Essarts à Grand-Couronne

M. l’abbé Bernard Hück est né le 19 avril 1950 à Rouen.
Ordonné prêtre le 27 juin 1976 en la cathédrale Notre-Dame de Rouen, il est successivement nommé vicaire à la paroisse Notre-Dame de l’Assomption de Sotteville-lès-Rouen et aumônier du lycée des Bruyères en 1976, curé de Bouville en 1986, de Saint-Saëns en 1995, de la paroisse Saint-Philibert de Duclair – Boucles de Seine en 1999, et de la paroisse Saint-Joseph de Malaunay – Le Houlme en 2009.
Après une année de repos, il est nommé aumônier de la communauté des Béatitudes aux Essarts à Grand-Couronne en 2012.
Il fut également prêtre animateur de « Jeunes Chrétiens en Monde rural » de 1986 à 1999, et aumônier des Scouts de France de 1986 à 1995.

Le spectacle qu’il avait imaginé pour le pèlerinage jubilaire à Lourdes en 2008, peut être considéré comme un testament spirituel :
« Voilà 25 ans que je suis prêtre, fait-il dire au prêtre Philibert qu’il met en scène, (…) ah que j’étais heureux à mon ordination (…) Apparemment ça commençait bien ! Mais petit à petit, les choses se sont compliquées (…) C’est difficile, vous savez, de ne pas être reconnu, souvent critiqué. A quoi bon continuer ? Qu’est-ce que tu fais Dieu : si seulement tu déchirais les cieux et venais au milieu de nous … tu verrais ? (…) J’ai essayé … j’ai essayé … j’y ai mis tout mon cœur (…) – Aujourd’hui (cependant), dans la nuit du monde et dans l’espérance de la Bonne Nouvelle, j’affirme avec audace ma foi dans l’avenir de l’humanité. Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure. Je refuse de croire que l’être humain ne soit qu’un fétu de paille balloté par le courant de la vie, sans avoir la possibilité d’influencer en quoi que ce soit le cours des événements (…) Je crois que la vérité et l’amour sans condition auront le dernier mot effectivement. La vie, même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort. Je crois fermement que, même au milieu des obus qui éclatent et des canons qui tonnent, il reste l’espoir d’un matin radieux (…) – Réveille-toi, Philibert, relève la tête, avance dans tes habits de lumière. »