Abbé Roger Allard

Décédé le samedi 23 juin 2012

M. l’abbé Roger, Christophe, Marie Allard est décédé le 23 juin 2012. Ses obsèques ont été célébrées le lundi 2 juillet à 9h45 en l’église Saint-Godard de Rouen (rue Villon derrière le musée des Beaux-Arts).

M. l’abbé Roger Allard est né à Bénarville le 19 avril 1912.
Ordonné prêtre en la chapelle de l’archevêché de Rouen (chapelle d’Aubigné) le 7 octobre 1934, il sera successivement nommé professeur au Petit séminaire du Gal à Yvetot en 1936 où il enseigna le grec et le latin, Directeur du Petit séminaire en 1953, curé de Saint-Hilaire de Rouen en 1961, curé de Caudebec-lès-Elbeuf en 1976, prêtre auxiliaire à Canteleu en 1982, aumônier de la Maison-Mère des Sœurs du Sacré-Cœur de Saint-Aubin-lès-Elbeuf en 1987. Il est admis en 1999 à la Maison diocésaine de Bonsecours, puis à sa fermeture, à l’Unité Saint Romain de la Maison de retraite du Sacré Cœur d’Ernemont où il est décédé.


Le 19 avril dernier, la maison de retraite du Sacré Cœur d’Ernemont rendait hommage au Père Roger Allard qui, le 10 avril fêtait ses 100 ans. Il fut entouré pour l’occasion du Père Philippe Maheut, vicaire Général, de Valérie Fourneyron, députée-maire de Rouen et de Michel Limare, directeur de la maison de retraite. Une messe a ensuite été célébrée par Mgr Jean-Charles Descubes. Nous lui rendons ici hommage avec ce très beau poème de l’un de ses anciens élèves.

Hommage au maître de mes douze ans

Qui donc dévoilera pour mon âme ravie, Le secret de cet homme à l’immense talent, Le maître incontesté de ma si jeune vie, Dont le cours émaillé d’un rythme étincelant, Nous ouvrait, en accents nouveaux et poétiques, les arcanes sacrés des cultures antiques ?

D’aussi loin que je fais monter le souvenir, Malgré les ans passés, les reflets de l’automne, C’est la chaleur des mots que je veux retenir, Le visage accueillant dont le regard m’étonne, Autant que le savoir qui -pourtant- m’est si cher, Et que j’ai conservé, vivant depuis hier.

Fidèle et résolu, j’ai transmis le message Et, pour m’avoir appris le grec et le latin, Le bonheur d’exister à la façon d’un sage, Qu’il accepte aujourd’hui, comme un écho lointain, De ce qu’il fut pour nous, toute ma gratitude Je lui devais cela, c’est une certitude.

Claude Andrieu