Callengeville

Une église à Bosc-Geffroy et une chapelle aux Essarts-Varimpré

Court historique :

Callengeville résulte du regroupement en 1973 des anciennes communes de Bosc-Geffroy et des Essarts-Varimpré, cette dernière étant elle-même née de la fusion en 1823 des Essarts-la-Belloye et de Varimpré. Bosc-Geffroy est érigé en baronnie au 11ème siècle puis en marquisat sous Louis XIV en faveur de Pierre de Masquerel. Le nom de Warimpré apparaît au 12ème siècle et ce fief devient, jusqu’à la révolution, la dépendance de l’abbaye de Foucarmont. C’est sur ce territoire qu’est construite au 16ème siècle la verrerie qui restera en activité jusqu’en 1932. Le nom de la commune vient du vieux français « chalenge » qui signifie discussion, dispute et, par extension, terre contestée d’origine litigieuse. Cet état d’esprit n’est plus, semble-t-il, celui des Callengevillois d’aujourd’hui !

Les Eglises :

Deux anciennes communes, donc deux églises, celle de Bosc-Geffroy dédiée à Saint-Laurent et celle de Varimpré dédiée à Saint-Mathurin.

Eglise de Bosc-Geffroy : cet édifice religieux date de la fin du 15ème siècle et est construit en pierre blanche du pays. Il a beaucoup souffert au 18ème siècle et c’est à cette époque qu’a été utilisée la brique rouge pour le réparer. L’ensemble symbolise une croix avec le clocher à la croisée. A l’entrée, de part et d’autre, deux bénitiers sur pied en bois attirent l’attention. Les bancs datent du 19ème siècle, la nef est plus basse que le chœur et les nefs latérales, très basses elles aussi, sont recouvertes de voûtes en bois. L’archivolte de l’entrée du chœur est un travail de la Renaissance, malheureusement mutilé. Vers la nef, deux armoiries sont superposées : l’une « arme » des Dauvet de Mainneville et l’autre représente les « armes » accolées de Guillaume de Groulard et de Marie de Sublet des Noyers. Le chœur est voûté et l’abside offre cinq fenêtres partagées par un meneau surmonté de compartiments flamboyants. Entre chaque fenêtre, un cordon porté sur une tête d’ange sert de console. La réunion de ces cordons forme un faisceau qui se perd à la clé de voûte. Chaque ange porte un des instruments de la Passion du Christ. En 1845, la fenêtre du chevet a été enrichie d’une verrière où sont représentés : Saint- Sixte, pape et marthyr, et Saint-Laurent, diacre et patron de la paroisse fêté le 10 août. Dans le sanctuaire, un autel en bois du 19ème siècle, toujours existant, est remplacé par un autel moderne en pierre. En octobre 2005, par un arrêté municipal, l’église a été interdite au public. La base du clocher, rongée par l’humidité, menace de s’effondrer. La charpente du clocher et la maçonnerie fissurées ont été refaites. Après ces travaux, la première messe a été célébrée le 29 novembre 2007.

Eglise des Essarts – Varimpré : celle-ci, dénommée désormais « chapelle des Essarts », est dédiée à Saint-Mathurin. La nef date du 18ème siècle et l’édifice conserve des statues polychromes. M.J. et J./V.

Eglise des Essarts-Varimpré

Eglise des Essarts - Varimpré