Fesques

Une église magnifiquement restaurée

Historique :

Le nom de la commune serait d’origine germanique et se prononçait « Fec ». Plus tard, il se serait transformé en « Fesquis ». Certains font découler ce nom de fisc (du latin : fiscus). Il paraîtrait également qu’en 751 le site portait le nom de « Fiscera » qui, ultérieurement, se transforma en « Fexoe ». Comment s’y retrouver parmi toutes ces hypothèses ?

Sur le lieudit « Le Mont du Val aux Moines » un site archéologique important a été découvert. Il s’agit d’une double enceinte datant de 400-200 ans avant Jésus-Christ (voir le site : sanctuaire de Fesques). D’autres fouilles, effectuées au hameau de la Vieuville et à la côte de Gaubourg, ont révélé, comme dans beaucoup d’autres communes avoisinantes, une présence gallo-romaine : monnaies, boucles, épingles, anneaux romains …

Au Moyen-âge les terres sont érigées en fief et en 1147, la cure de l’église est cédée par Hugues d’Amiens, archevêque de Rouen à l’abbaye de Foucarmont.

Eglise :

Avec le peuplement du site, naquit une église en matériaux sommaires d’abord, puis en dur à partir du 12ème siècle. Elle a été placée sous le patronage de Saint-Martin. Celui-ci fut d’abord un soldat romain dont la notoriété se répandit dans une bonne partie de la Normandie. L’édifice fut agrandi au 16ème siècle par la construction du chevet, c’est-à-dire du chœur. Il fut ensuite reconstruit en 1760 en en conservant des traces plus anciennes, silex, briques, torchis et pierre. A l’époque, la cure était sous la domination des familles Turgot, de Beauvilliers, de Monsures.

L’église, construite sur une légère éminence, s’impose dans le centre du village. La sacristie, de construction plus récente, s’intègre parfaitement au sein de l’ensemble. Des contreforts consolident tous les murs.

Le clocher, entièrement ardoisé, est frontal et abrite une cloche, bénite en 1779, qui a la particularité de comporter une gravure du Christ en croix au pied de laquelle se trouve une femme.

A l’intérieur, un retable constitue l’élément primordial de cette église : il est constitué d’un tableau en bois et en relief sur lequel on distingue, au sommet, Dieu le Père les mains étendues. De part et d’autre on y voit la résurrection du Christ et des gardes endormis, le tout sur un fond bleuté. Une colombe, placée au-dessus de l’ensemble, symbolise le Saint-Esprit. Deux volutes prolongent la corniche. Sur celles-ci s’appuient deux divinités religieuses en position assise. De part et d’autre, entre deux colonnes cannelées, se trouvent Saint-Eloi et Saint-Martin.

En raison de sa richesse artistique, cette église a fait l’objet de travaux de consolidation et de réhabilitation importants pris en charge par le budget communal. Même si ceux-ci ont été subventionnés, ces travaux représente, en raison de leur coût financier, un effort important de la part d’une modeste commune comptant 120 âmes. M.B.

eglise Fesques