Messes, Homélies et temps spirituels

Au sein de la paroisse, différents temps de prières, de partage, d’eucharistie sont proposés tout au long de la semaine

Messes

Afin de respecter les mesures sanitaires

MASQUE OBLIGATOIRE

Un gèle hydroalcoolique sera mis à disposition à l’entrée de l’église

MERCI de respecter les distances (1 METRE)

Pentecôte : -30 juin :  18H30  Tôtes

-31 juin : 9H30 : Auffay ;  11H :  Belleville

-6 juin :  18H30 :   Varneville

-7 —   :   9H30 : Imbleville   ;  11H : Auffay

-13 — :    Confirmation à 18H  Auffay

-14 — :    9H30 : Belleville ;  11H : Tôtes

-20 — :    18H30 : Calleville les Deux Eglises

-21 — : 9H30 : St Victor ;  11H : Imbleville

-27 — : 18H30 : Val de Saane

-28 — :  9H30 : Fresnay-Le-Long ;  11H : Auffay

-4 juillet :  18H30 : Montreuil

-5  —    :  9H30 : Varvannes ;  11H :  Caté-Dimanche  Auffay

-11 —    :  18H30 :  Cressy

-12  —   :  9H30 :Belleville ;  11H : Tôtes

-18  —   :  10H30 : messe unique Chateau Imbleville

-25  —   :  18H30 : Val de Saane

-26 —    :  9H30 : Biville La Baignarde ;  11H :  St Denis Sur Scie

Différents temps sont proposés dans la semaine :

Le rosaire : des chrétiens se retrouvent dans les maisons pour prier et méditer le chapelet, par l’intercession de la Vierge Marie, porter les intentions de tous ceux qui les entourent et de l’Eglise.

Le partage de la Parole : Quelques personnes se réunissent régulièrement chez l’habitant, pour partager sur l’Evangile du dimanche suivant.

Homélie de la Pentecôte

Au temps des origines, les hommes construisent la Tour de Babel. C’est le symbole  de la domination. Comme les dictateurs, les puissants veulent se faire un nom, atteindre les cieux, asservir les autres au nom de leur pouvoir, de leurs lois.  Ils n’ont plus besoin de Dieu, de Créateur ; ils sont la propre source de leur existence.  Les autres n’existent pas pour eux, sinon pour entrer dans le moule de la pensée unique ; ils n’ont pas de parole. Alors tous les langages s’embrouillent ; les hommes ne peuvent plus communiquer, être entendus, trouver un sens à leur vie. Chacun est comme dans sa tour d’ivoire, coupé des autres, dans une situation de rivalité, comme au jardin de la Genèse où le serpent susurre à l’oreille d’Adam et Eve : « Si vous mangez du fruit défendu, vous serez comme des dieux ».

 

Au matin de la Pentecôte, souffle un grand vent de liberté pour les apôtres enfermés par crainte des juifs après la mort de Jésus. Ils sont murés encore dans la peur, le doute, la tristesse. Ils ne peuvent encore communiquer la Bonne Nouvelle de la Résurrection. Mais comme dans une nouvelle création, une nouvelle naissance, comme au matin de la Genèse, ils reçoivent le souffle de vie qui les anime, leur donne la force de continuer le chemin de Jésus. Il l’avait promis au matin de l’Ascension : « Je ne vous laisserai pas seuls ; je vous enverrai l’Esprit de vérité, le Défenseur, qui vous redira toutes mes paroles. Je suis avec vous chaque jour jusqu’à la fin du monde ». Les apôtres reçoivent les langues de feu, la présence de ce grand feu de Pâques qui dissipe les ténèbres de la mort, qui anime, rassemble  réchauffe, permet de communiquer. Alors ils ne sont plus isolés, coupés de la grande foule de toutes les nations rassemblée à Jérusalem pour la fête juive de Pentecôte, le don de la loi à Moïse sur le mont Sinaï. Chacun entend la Parole dans sa propre langue, sur son chemin de vie.

Pierre prend la parole. Il est transformé, lui qui avait renié son maître. Il proclame : « Ce Jésus que vous avez crucifié, Dieu l’a ressuscité, nous en sommes témoins ».

 

Cette aventure, c’est la nôtre. Elle se continue depuis 2000 ans. Nous en sommes les héritiers et les acteurs, dans la mesure où nous prêtons notre intelligence, notre voix, nos bras, notre coeur à l’Esprit qui anime l’Eglise aux mille visages et lui permet d’être signe de la présence du Seigneur au cœur des hommes de bonne volonté. Maintenant nous le savons, à la suite de Paul : Rien ne pourra jamais nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ.

 

Comme tous nos contemporains nous avons été secoués par l’épidémie ; peut-être avons-nous pu réfléchir, prendre du recul, nous interroger sur ce qui vraiment essentiel dans notre vie, dans notre relation aux autres. Laissons-nous  transformer par l’Esprit d’Amour, de Force, de Sagesse. Il nous précède sur nos chemins d‘humanité. Ne construisons pas des « tours de Babel » qui nous couperaient du Créateur et de nos frères. Nous ne sommes pas seuls, nous avons reçu le Souffle de vie, la Lumière du Christ ressuscité .

 

P Luc-Marie Duprey