Nos questions

L’épreuve que nous traversons, les angoisses que nous ressentons, nous interrogent et interrogent notre foi.

Nous pouvons faire part de nos questions par mail 

Les prêtres et les catéchistes essaieront d’apporter quelques éléments de réponse sur cette page.

16 avril

Avons-nous une part de responsabilité dans le malheur qui nous frappe ? Anonyme

Suite à mon témoignage sur le confinement, il y a eu des réactions. Une surtout qui dit que je fais apparaître cette épidémie comme une punition divine.
Je suis contente que ma réflexion suscite des réactions mais j’affirme que ce n’est pas le message que je veux faire passer.
Je dis que chacun d’entre nous, chacun un petit peu à sa façon, a travaillé à notre malheur. Aujourd’hui nous constatons que les hommes sont malades parce que la nature est malade. L’homme se protège en se confinant et grâce à cela la nature se régénère. L’homme décidera, chacun selon ses moyens et ses capacités, si c’est pour son bien. Vivre implique « le faire » qui implique obligatoirement que l’on fasse des erreurs. Il nous faut manquer plusieurs fois la cible avant de pouvoir l’atteindre. Le Fils Prodigue, écoutant une pulsion, veut vivre sa vie et il réclame sa part d’héritage. Et son Père fait ce qui lui semble juste en la lui accordant. Le Père est responsable, le Fils pas encore. Et nous, sommes-nous responsables ? De même qu’on se réveille bien plus facilement d’un cauchemar que d’un joli rêve, il nous faut constater que des fautes ont été commises collectivement bien avant nous. C’est notre héritage qui détermine nos actes beaucoup plus que nous le pensons. Allons-nous passer ce cadeau empoisonné aux générations qui nous suivent ? B.C.

Il est évident qu’aucun de nous ne porte une part de responsabilité directe dans la pandémie qui assaille le monde… sauf peut-être si par notre imprudence nous contaminons quelqu’un. Cette épidémie mortelle n’est pas non plus un châtiment divin. A la fin du déluge, Dieu promet de ne jamais détruire l’humanité. Au contraire, il cherche sans cesse à la sauver. Pour autant, le drame qui nous frappe est bien une expression du mal qui brise le monde. Ce mal qui affleure aussi dans nos propres péchés. Si nous ne sommes pas personnellement responsables de tous les maux, il existe bien une solidarité de l’humanité dans le péché et le mal. C’est qu’on cherche à expliquer en parlant du péché originel. Nous naissons dans une humanité pécheresse… mais aussi capable de grandes choses. Au sortir de la crise, pour reconstruire le monde, il nous faudra lutter contre l’égoïsme et l’oubli ; et faire appel au meilleur de nous-même. Philippe Maheut

 

1er avril

Dieu nous a-t-il réellement créé libres ? Nous ne sommes plus libres de choisir le bien ou le mal… parce que ce mal personne ne l’a choisit… et pourtant il est là… A.R.

Dans la Genèse, Dieu confie toute sa création à l’homme et le laisse libre de ses choix. Lorsque Dieu a créé les bêtes sauvages et les reptiles (qui sont eux aussi bien hostiles à l’homme), même s’il donne autorité à l’homme sur eux, il met l’homme dans une situation de « mort » s’il se retrouve devant une bête sauvage … Personne ne choisit les événements terrestres, ils arrivent. En revanche, notre attitude, notre façon de les aborder, notre prévoyance aussi, révèlent ou non en nous la présence du Christ. Je pense à la compassion, l’Espérance, la Foi …A.-S.B

31 mars

Comment le mal a-t-il pu entrer dans notre vie sans qu’on ne cède a une tentation ? A.R.

Des tentations, l’homme en a sans cesse, et notre faiblesse ne permet pas de lutter contre toutes les tentations qui se présentent. Nous sommes malheureusement bien faibles et chaque homme succombe à une tentation, voire plusieurs … Pour autant, je ne fais pas de corrélation entre l’attitude faible de l’homme et ce virus qui arrive … En revanche, cette pandémie établie, n’est-elle pas l’occasion de se tourner vraiment vers Dieu ? De lui confier nos angoisses, nos malades … ? Je trouve que c’est une chance que cette période de confinent corresponde au Carême …A.-S.B.

Ne confondons pas le Mal et les maux ( ici le virus)  qui sont inhérents à notre vie humaine. De tout temps les maladies virales ou infectieuses ont existé décimant même des populations ( grippe espagnole…). Il n’y a pas de « Malin » dans une maladie virale aussi grave soit-elle. Pas question de « tentation » pour ce virus. Cela met en revanche en évidence plusieurs points: La difficulté que l’Homme a à vivre sur une planète malmenée ; l’envie de tout maîtriser ( le voilà le Mal..) ; Surtout la mise en évidence de l’amour qu’on doit  avoir les uns pour les autres et qui émerge dans de merveilleuses initiatives en cette période difficile. I. et V.D.