Bienheureuse Marie Lanel

Marie Lanel est née à l’ombre de la Collégiale où elle a été baptisée le lendemain de sa naissance.

Elle perd sa mère à l’âge de 9 ans. Son père se remarie et va habiter sur la paroisse Saint Jacques.

Là, elle va être prise en charge pour son éducation par les Filles de la Charité, des religieuses fondées par Saint Vincent de Paul pour s’occuper des pauvres.

Leur maison, fondée par la Grande Mademoiselle, existe toujours, rue du Maréchal Foch, qui s’appelait alors la rue du Tréport.

Marie découvre sa vocation et devient sœur de la Charité, à Cambrai d’abord puis à Arras où elle arrive juste avant que ne commence la Révolution.

Arras c’est la ville de Robespierre et un de ses disciples y exerce la Terreur de manière particulièrement sévère. Il s’en prend aux religieuses en disant : « ce serait un crime contre la raison et contre la nature que de confier plus longtemps nos malades à des filles forcenées et fanatiques ».

Le fanatisme de ces religieuses avait été de refuser de signer la Constitution civile du clergé, ce qui aurait été pour elles une manière de renier leur foi.

C’est leur fidélité qui vaudra à sœur Marie Lanel et à trois de ses sœurs d’être guillotinées, le 26 juin 1794, à Cambrai, et d’être béatifiées, il y a 100 ans, le 13 juin 1920.

L’année même de la canonisation de Jeanne d’Arc.

D’après l’article d’Antoine Papillard, Sœur Marie LANEL, une eudoise, Fille de la Charité, victime de la Terreur, in Bulletin des Amys du Vieil Eu – 1994.

Marie-Lanel