Saint Wandrille de Val de Saâne

L’église de Val-de-Saâne, agglomération d’Anglesqueville-sur-Saâne, est dédiée à Saint Wandrille, fêté le 22 juillet.

Le saint patron :Ethymologie germanique : de wan, espoir et de drillen, faire tourner.Wandrille est d’abord envoyé à la cour de Clotaire II, de page, ses fonctions évoluent vers de plus grandes responsabilités. Contrariant sa vocation, son père l’oblige à se marier, mais les époux se séparent. Il se retire dans le monastère de Montfaucon (Argonne), puis passe dans le Jura suisse où il fonde un prieuré. Il part pour un pélerinage en Italie à Bobbio, sur le tombeau de saint Colomban, d’où il décide un voyage vers l’Irlande, pays d’origine de ce missionnaire.Mais, passant à Rouen, Wandrille est ordonné prêtre et chargé d’une nouvelle fondation par l’évêque de Rouen, saint Ouen.Le monastère de Fontenelle est fondé le premier mars 649. C’est au 10ième siècle qu’on l’appelle Saint-Wandrille. Le fondateur et premier abbé, mort en 668, et plusieurs de ses successeurs ont été canonisés. Les guerres et les révolutions dispersent les moines. (Vendue et laïcisée, l’abbaye accueille un temps, l’actrice Georgette Leblanc, soeur de Maurice Leblanc, « père  » d’Arsène Lupin.) Les moines ne retrouvent Saint-Wandrille qu’en 1931.

L’édifice : En 1964, quatre villages de la vallée de la Saâne sont regroupées en une commune unique; ce sont les villages d’Anglesqueville-sur-Saâne, Thièdeville, Eurville et Varvannes.
le centre-bourg se situera dans l’ancienne commune d’Anglesqueville-sur-Saâne. L’on y trouve l’église Saint-Wandrille, reconstruite en 1752, ainsi qu’en atteste le millésime gravé extérieurement en tête de l’abside.
Le reste de l’édifice, profondémnet remanié présente une hétérogénéité de matérieaux qui semble indiquer un remaniement plus qu’une reconstruction complète. La sacristie et le porche sont bien postérieurs, de la fin du XIXème au début du XXème siècle.

 

EXTÉRIEUR
Avec son porche de brique rouge et silex, la première vision de l’église la fait classer dans le groupe des églises reconstruites à une époque récente.
Il n’est cependant qu’à détailler l’appareillage des murs de la nef et des contreforts pour y déceler une grande diversité de matériaux : un tuf calcaire du XIème siècle, grès des XVème et XVIème siècles, brique rose et cailloux du XVIIème/XVIIIème siècle. L’ensemble est percé de larges baies éclairant généreusement l’intérieur. Un clocher de faible hauteur coiffe la partie basse de la nef.

INTÉRIEUR
L’intérieur est d’une facture homogène. La statuaire est récente et peut être datée de la fin du XIXème siècle à la première partie du XXème.
Les verrières ont vraisemblablement été réalisées sur souscription publique dans la période de l’entre-deux guerres, sauf celles du choeur qui apparaissent comme datant du XIXème siècle.
La facture générale de ces verres peints reste très classique et n’emprunte pas à la tendance moderniste qui voyait déjà le jour dans l’immédiat avant-guerre.
Les vitraux de la nef sont déclinés sur le thème des périodes marquantes de la vie du Christ.Ces informations sur l’édifice sont reprises d’une fiche réalisée en 2005 dans le cadre d’une opération menée par le Comité départemental du Tourisme de Seine-Maritime avec le concours d’Art Sacré en Seine-Maritime, des maires et des prêtres des églises concernées.