Baptême

Pourquoi demander le baptême ?

Difficile voire impossible, comme parents, de préciser le moment où a commencé l’amour pour son enfant.

La raison n’en serait bien sûr pas une mémoire défaillante. L’amour que l’on porte à un enfant ne commence pas au jour de sa naissance, même au jour de sa conception. L’enfant espéré est déjà aimé de ses parents…

A fortiori, Dieu aime-t-il chaque être humain. C’est la liberté de Dieu d’aimer gratuitement, sans limite, chaque être humain. Le baptême est le signe visible de cet amour que Dieu offre à chacun. Le baptême est le début de notre réponse à cet amour. L’enjeu de notre vie est d’apprendre à vivre à la suite du Christ, à le choisir chaque jour.

Un enfant baptisé n’est pas mieux ou plus aimé qu’un enfant non baptisé. Dieu ne choisit pas parmi ses enfants… comme aucun parent d’ailleurs…

Toutefois, par la grâce du baptême, Dieu dit à l’enfant qu’il « a du prix à ses yeux et qu’Il l’aime ».

Par la bouche de ses parents, de ses parrain et marraine, l’enfant découvrira qui est ce Jésus qui l’a aimé jusqu’à donner sa vie pour lui.

Le baptême est le début d’une belle histoire que l’enfant écrira lui-même avec Dieu. Il ne pourra l’écrire qu’avec l’aide de ses frères aînés dans la foi, au premier rang desquels ses parents.

Il est une tradition de faire baptiser jeune un enfant.

Après tout, pourquoi le priver de ce cadeau qui dit toute l’affection que Dieu lui porte et que sa vie a bien plus de valeur que toutes ses réussites ou ses échecs ?

Toutefois, il n’y a pas d’âge limite. Il est recommandé à l’Eglise de proposer une préparation adaptée à l’âge de la personne. Plus la personne est âgée et plus elle sera associée à la préparation de son baptême. Celui-ci sera souvent célébré en plusieurs étapes, la participation à un groupe de réflexion, d’approfondissement sera requise.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à prendre contact avec le presbytère de votre paroisse.

Tout ce qu’il y a de petit est tout ce qu’il y a de plus beau et de plus grand.
 Tout ce qu’il y a de neuf est tout ce qu’il y a de plus beau et de plus grand.
 Et le baptême est le sacrement des petits.
 Et le baptême est le sacrement le plus neuf.
 Et le baptême est le sacrement qui commence.
 Tout ce qui commence a une vertu qui ne se retrouve jamais plus.
 Une force, une nouveauté, une fraîcheur comme l’aube.
 Une jeunesse, une ardeur. Un élan. Une naïveté.
 Une naissance qui ne se trouve jamais plus.
 Le premier jour est le plus beau jour.
 Le premier jour est peut-être le seul beau jour.
 Et le baptême est le sacrement du premier jour.
 Et le baptême est tout ce qu’il y a de beau et de grand.
 S’il n’y avait pas le sacrifice.
 Et la consommation du corps de Notre-Seigneur.

Charles PÉGUY « Le Porche du Mystère de la deuxième vertu », éd. Gallimard, p.45-46