Semaine du 7 au 13 septembre 2015

Lundi 7 septembre 2015

commentaire evangilesCommentaire de Nicole Quilbeuf diffusé sur RCF Haute-Normandie

Lundi 23ème sem. du Temps Ordinaire : Col 1,24-2,3 ; Lc 6,6-11

L’apôtre Paul, ici, nous parle de sa souffrance : « je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous, car ce qu’il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l’accomplis dans ma propre chair ».

Ne nous y trompons pas : Paul ne vient pas nous dire qu’il manquerait quelque chose aux épreuves du Christ, et que nous pourrions combler . Il nous dit simplement qu’en unissant sa souffrance à celle du Christ, il  participe à l’œuvre de salut. Et cela, d’autant plus qu’il est chargé d’un ministère dans l’Eglise.

Quelle dimension est ainsi donnée à la souffrance ! La souffrance, nous voudrions l’éviter, elle fait mal, mais elle est inévitable car elle appartient à la nature humaine. Seul Jésus-Christ a su lui donner sa place : la souffrance acceptée, vécue dans l’amour de celui qui fait souffrir, est dominée par cet amour, et devient œuvre de salut.

Dans l’Evangile, Jésus-Christ va nous donner une autre leçon sur la souffrance : il est en présence d’un homme dont la main est paralysée. Ceux qui cherchent à le prendre en défaut, s’interrogent : va-t-il guérir cet homme, alors qu’on est un jour de sabbat ? Mais Jésus brave leur jugement : il dit à l’homme de se mettre en évidence, et il demande : « Est-il permis le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? »  et bien sûr, il le guérit, suscitant la colère des scribes et des pharisiens.

Jésus est venu vaincre le mal et la souffrance. Par cette scène, il nous apprend que la lutte contre le mal, contre la souffrance, est plus importante que tout, plus importante que de respecter des règles, aussi prestigieuses soient-elles, -ici, il s’agissait d’un précepte du Décalogue- N’est-ce pas aussi ce que met en avant notre pape François ?

Mardi 8 septembre 2015

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Commentaire de Nicole Quilbeuf diffusé sur RCF Haute-Normandie

Nativité de la Vierge : Mi 5, 1-4a ; Mt 1,1-16.18-23

Nous célébrons aujourd’hui, la nativité de Marie, la mère de Jésus.

Le prophète Michée nous livre ici, une vision qui nous montre comment l’Ancien Testament doit être lu à la lumière du Nouveau.

8 siècles avant Jésus-Christ, il annonce, parlant de Bethléem,« le plus petit des clans de Juda »: « C’est de toi que je ferai sortir celui qui doit gouverner Israël ».

Promesse encore : « viendra un jour où elle enfantera celle qui doit enfanter (…) Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur ».

De qui parle-t-il? d’un roi ? au moment où il parle, il y en a un roi…

Nous ne pouvons pas comprendre si nous ne croyons pas que c’est Jésus-Christ qui « accomplira » ces prédictions. Lui qui sera celui qu’on attendait, le « bon berger ».

L’Evangile nous donne d’abord la généalogie de Jésus. Elle part d’Abraham, passe par David et autres rois ou personnages plus ou moins connus, jusqu’à « Joseph, l’époux de Marie de laquelle fut engendré Jésus que l’on appelle Christ ».

La suite du texte parle de ses « origines » : Marie est enceinte, l’Ange du Seigneur dit à Joseph de prendre Marie chez lui, car « l’enfant qui est engendré en elle, vient de l’Esprit saint (…) un fils auquel tu donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire le Seigneur sauve) ».

C’était d’ailleurs encore l’accomplissement d’une prophétie, d’Isaïe celle-la.

Joseph, prenant Marie chez lui, deviendra un véritable père pour Jésus. Dans le village, il sera d’ailleurs considéré comme tel. Et si le rôle de Marie est évidemment primordial, il ne faut pas minimiser celui de Joseph qui donna une véritable famille humaine à Jésus, « vrai Dieu, vrai homme ».

Mercredi 9 septembre 2015

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Commentaire de Nicole Quilbeuf diffusé sur RCF Haute-Normandie

Mercredi 23ème sem. du Temps Ordinaire : Col 3,1-11 ; Lc 6,20-26/

Ce texte de l’épître aux Colossiens, mériterait d’être connu, lu et relu, prié et médité car il renferme tout ce que notre appartenance à Jésus-Christ devrait provoquer comme comportement.

En effet, contrairement à ce qu’on pense trop souvent, être chrétien n’est pas adhérer à une morale. Mais c’est, une réalité incroyable: « Frères, vous êtes ressuscités avec le Christ » nous dit Paul. Oui, c’est cela, la réalité : nous sommes ressuscités, ce n’est pas un futur, mais un présent. Et parce que nous croyons que nous sommes ressuscités : « Recherchez donc les choses d’en-haut » nous dit Paul.

Ainsi notre comportement doit être la suite logique de notre foi en Jésus-Christ, « débarrassez-vous des agissements de l’homme ancien qui est en vous, et revêtez l’homme nouveau, celui que le Créateur refait toujours neuf à son image pour le conduire à la vraie connaissance ».

Tout un programme !

L’Evangile nous transmet ce qu’on a coutume d’appeler « les Béatitudes ». En fait, dans ce texte, on a une succession de « Heureux, vous qui… » puis de « Malheur à vous qui… ». Ce n’est pas le même mot.

L’ensemble nous déconcerte. C’est loin de notre conception du bonheur ! En fait, c’est bien nous rappeler que les -prétendues- valeurs de notre humanité ne ressemblent pas à celles de Dieu, que la pauvreté est une attitude qui permet d’accueillir et de recevoir, alors que la richesse porte à n’avoir besoin de rien.

De plus, une « justice » qui n’est certainement pas la nôtre, existe, qui correspondra à ce qu’aura été la vie terrestre de chacun. Rien ne sera oublié ou occulté.

Jeudi 10 septembre 2015

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Commentaire de Nicole Quilbeuf diffusé sur RCF Haute-Normandie

Jeudi 23ème sem. du Temps Ordinaire : Col 3,12-17 ; Lc 6,27-38

Ce texte de la lettre aux Colossiens, et qui fait suite à celui d’hier, en développe les thèmes : il s’agit de voir concrètement comment vivre cette vie d’« homme nouveau » dont Paul nous donnait hier, les grandes lignes. Il nous avait d’abord montré ce qu’il fallait éliminer de notre comportement, aujourd’hui il nous dit quelles vertus développer : bonté, humilité, douceur, patience… : « Agissez comme le Seigneur: il vous a pardonné, faites de même. Par-dessus tout cela, qu’il y ait l’amour : c’est lui qui fait l’unité dans la perfection  (…) Vivez dans l’action de grâce. Que la Parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse (…) Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus-Christ. ».

Nous avions dit hier, que le texte était fondamental. Il l’était. Celui qui nous est proposé aujourd’hui, mérite tout autant d’être médité et prié.

L’Evangile, lui aussi semble une continuation du message des deux textes d’hier. Il peut se résumer ainsi : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent (…) priez pour ceux qui vous calomnient ».

Aujourd’hui encore il nous est dit que notre attitude doit être différente  de celle des pécheurs. « Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien sans rien espérer en retour. Alors, votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu Très-Haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants ».

On retrouve ici, quelque chose des Béatitudes.

Notre monde si dur et si violent, où on a l’impression qu’il ne faut rien lâcher, mais rendre coup pour coup, a plus que jamais besoin que nous témoignions de cet amour pour l’autre, quel qu’il soit, et comme nous dit le texte : « sans rien en attendre ».

Vendredi 11 septembre 2015

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Commentaire de Nicole Quilbeuf diffusé ce soir sur RCF Haute-Normandie

Vendredi 23ème sem. du Temps Ordinaire : 1 Tm 1,1-2.12-14 ; Lc 6,39-42

Dans ce début de la lettre à Timothée, nous avons un bon résumé de ce qu’est l’appel de Dieu. Paul se présente : « Moi, Paul, qui suis Apôtre du Christ Jésus par ordre de Dieu notre Sauveur, et du Christ notre espérance ».

Apôtre, c’est-à-dire : envoyé. On ne se désigne pas soi-même, on est envoyé. Comme nous le dit Paul, dans la confiance. Et nous trouvons là des mots très importants : « Car il m’a fait confiance en me chargeant du ministère ». Un ministère, une véritable responsabilité.

Oui, c’est bien à chacun de nous que le Seigneur fait confiance. Pourtant, Paul n’oublie pas quel fut son comportement : « moi, qui autrefois, ne savais que blasphémer, persécuter, insulter. Mais le Christ m’a pardonné (…) la grâce du Seigneur a été encore plus forte, avec la foi et l’amour dans le Christ Jésus ».

Confiance, ministère, pardon, grâce, foi, amour… il y a de quoi réfléchir…

L’Evangile nous donne la suite des comportements à avoir : d’abord, ne pas se lancer inconsidérément et sans solidité : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? (…) le disciple n’est pas au-dessus de son maître ; mais celui qui est bien formé sera comme son maître ».

Plus que jamais, notre Eglise a besoin de fidèles formés, aptes à prendre des responsabilités, et en ce début d’année, il est temps d’y songer.

N’hésitons pas non plus à faire un retour sur nous-même pour essayer d’être plus conformes à ce que le Seigneur attend de nous. Il est si facile de voir ce qui ne va pas… chez les autres. Or, Jésus-Christ nous met en garde : « Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors, tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l’œil de ton frère ».