Colloque « quelle place pour la personne fragile ? – Réflexions sur les futures lois de bioéthique »

à 20h30 au Centre diocésain, (41 route de Neufchâtel à Rouen)

Colloque « quelle place pour la personne fragile ? – Réflexions sur les futures lois de bioéthique »

Vendredi 12 octobre 2018 à 20h30 au Centre diocésain
(41 route de Neufchâtel à Rouen)

Dans la perspective de la révision des lois de bioéthique, la pastorale de la santé du diocèse de Rouen en lien avec les diocèses du Havre et d’Évreux organise un important colloque ouvert à tous (entrée libre), en présence de Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, de Mgr Christian Nourrichard, évêque d’Evreux et de parlementaires des départements de la Seine-Maritime et de l’Eure :

« Quelle place pour la personne fragile ? – Réflexions sur les futures lois de bioéthique »

La révision des lois de bioéthique prévue pour la fin de cette année a suscité de nombreux débats notamment dans le cadre des Etats Généraux de la bioéthique organisés par le Comité consultatif national d’éthique. Différentes visions de la société ont été exposées et confrontées. Dans ces débats, peu de place a été faite aux fragilités humaines. Ce sont pourtant elles qui justifient de nombreuses dispositions du droit.
Un échange avec le public (prioritairement mais pas exclusivement : professionnels, acteurs du tissu associatif, responsables et élus), de la Seine-Maritime et de l’Eure suivra cinq exposés de quinze minutes chacun :
-Au cœur du droit de la bioéthique, la protection du corps humain → Maître Olivier COTE, avocat du barreau de l’Eure,
-Fragilités autour de la naissance et du handicap → Professeur Loïc MARPEAU, gynécologue – obstétricien (CHU de Rouen),
-Fragilités sociales et économiques → Professeur Matthieu MONCONDUIT, membre du conseil des Semaines Sociales de France,
-Fragilités mentales et maladie psychiatrique → M. Louis MABILLE, médecin en psychiatrie,
-Fragilités en fin de vie → Docteur Clémence JOLY, médecin responsable de l’Unité de Soins Palliatifs de Pont-Audemer.

Le débat sera animé par le Professeur Jean-Pierre Vannier, pédiatre.

Quelle place pour la personne fragile ?
Les textes juridiques, notamment les lois de bioéthique, ne servent pas tant de support au règlement des désaccords, des conflits entre citoyens que de fondement pour nos représentations mentales sur ce que nous sommes dans nos vies, dans nos familles et dans notre monde. C’est dans le quotidien qu’ils opèrent, ces textes, souvent à notre insu et qu’ils rendent les hommes et les femmes capables de dépasser leurs fragilités et leurs faiblesses. Les fragilités, c’est bien sûr des situations bien reconnues de tous où nous sommes dépendants des autres et des évènements comme la maladie, l’enfance, la vieillesse… Aucun d’entre nous ne peut prétendre y échapper et nul n’en connaît d’avance le scénario.
Mais la fragilité, la faiblesse, c’est aussi et avant tout la face méconnue de chacun qui rend compte de nos limites, pour ne pas dire de nos carences, mentales, physiques et plus encore sociales, qui préparent d’autres désordres et contribuent à la misère.
En cela les prétentions actuelles d’autonomie absolue, d’indépendance posent question notamment vis-à-vis des notions de solidarité et de co-responsabilité. Elles peuvent représenter un danger pour la liberté et l’épanouissement de chacun.
Un texte de loi n’est pas seulement un outil juridique ; c’est une forme de langage qui peut solidariser ou désolidariser une communauté. Les notions de progrès ne peuvent pas se penser de la même manière que lorsqu’on parle de progrès technique. Chacun sait que ce dernier est capable de cruautés.
Il en est pour la bioéthique comme pour les autres domaines partagés dans une société ; la dérégulation juridique peut modifier profondément les rapports sociaux, pour en faire quasi exclusivement des rapports de force.
Professeur Jean-Pierre Vannier

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Contact : professeur Jean-Pierre Vannier

au 06 86 95 72 43 et mail