Mois Missionnaire Extraordinaire

Plusieurs lieux sur le diocèse

Octobre 2019  : Mois Missionnaire Extraordinaire

« …Ayant accueilli la proposition de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, je décrète un Mois missionnaire Extraordinaire en Octobre 2019 afin de susciter une plus grande prise de conscience de la mission Ad Gentes et de reprendre avec un nouvel élan la transformation missionnaire de la vie et de la pastorale… ». Extrait de la lettre du Pape François au Cardinal FILONI du 22/10/2017.

Cet événement est organisé à l’occasion du centenaire de la promulgation de la Lettre Apostolique MAXIMUM ILLUD du Pape Benoît XV qui a redonné un élan missionnaire à l’Église (30/11/1919).

Le thème du Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019 souhaité par le pape François est « Baptisés et envoyés : l’Église du Christ en mission dans le monde ».
Son message ici :
Baptisés et envoyés : l’Église du Christ en mission dans le monde

PENDANT TOUT LE MOIS D’OCTOBRE, RCF VOUS PROPOSE UNE PROGRAMMATION
DÉDIÉE AU MOIS MISSIONNAIRE EXTRAORDINAIRE.
(en cliquant ici)

L’agenda diocésain du Mois Missionnaire Extraordinaire

1er octobre 2019
Lancement du Mois Missionnaire Extraordinaire
Église Sainte-Thérèse de Saint-Etienne-du-Rouvray
– Messe présidée par Mgr Dominique Lebrun (19h)
– Buffet dînatoire
– Table ronde : « l’Eglise en mission ».

19 octobre 2019
Journée de prière « Non-Stop »
Dans toutes les paroisses.
Temps de mémoire et célébration
Square du Canada à Dieppe :
– Rassemblement en mémoire des missionnaires partis au Canada (9h30)
Eglise Saint-Rémy :
– Animation sur le parvis (10h30)
– Messe (11h)
– Déjeuner partagé « Les saveurs du monde »
– Conférence (14h).

20 octobre 2019
Journée missionnaire mondiale
Rouen :
– Messe à la cathédrale Notre-Dame : messe de saint-Romain avec les disciples-missionnaires et remise du mérite diocésain présidée par Mgr Dominique Lebrun (10h30).

31 octobre 2019

Clôture du Mois Missionnaire Extraordinaire à Notre-Dame de Bonsecours (de 10h30 à 16h)

Affiche téléchargeable

Contact :
-Mme Yannick Resch
Directrice du Service diocésain de la Mission Universelle
Tél. : 07 81 31 90 43
Mail
– Père Christophe Potel
Mail


Autres initiatives 

  • Chaîne de prières pour le mois missionnaire organisé par l’Enseignement catholique
    – Organisation d’une chaîne de prières avec les établissements du diocèse de Rouen, chacun choisissant des dates (en prenant en compte les week-ends et les vacances)
    – Possibilité de prier chez soi les samedis, dimanches et pendant les vacances
    – Le seul fil rouge est de lire la prière écrite pour ce mois missionnaire – prière à télécharger ici

 

  • La Délégation Catholique pour la Coopération lance en octobre une nouvelle campagne :
    « Volontaires avec la DCC : un appel à vivre Laudato si’ ! »

    À l’heure où le Pape appelle les jeunes à s’engager, ils sont nombreux à chercher une façon de se mettre pleinement au service et de vivre l’Évangile « grandeur nature ». Le volontariat DCC peut être une façon concrète de répondre à cette recherche :
    propositions à découvrir ici Liste des délégués DCC en diocèse


Témoignages de diocésains en mission dans le monde : le père Nicolas Lefébure en Thaïlande et la famille Rondeau à Haïti.

Prendre soin des nouveaux venus dans la foi.

Vivre son baptême en Asie a des accents à la fois classiques et novateurs.
Vivre son baptême et être missionnaire, c’est être le visiteur de ceux qui attendent une rencontre avec Dieu, c’est goûter cette place de serviteur que Dieu prend, c’est regarder aussi ce qu’il y a de saint en l’autre.
Pendant dix ans, suivant d’abord la méthode traditionnelle de l’Eglise et à ma plus grande joie, j’ai entrepris de conjuguer effort de visitation, d’instruction et de soins. Dans la montagne, j’ai essayé de prendre grand soin des nouveaux venus dans la foi, tout en m’efforçant de connaître le peuple confié et d’aimer ses usages.
La dynamique baptismale m’a également poussé à mobiliser les communautés locales en y responsabilisant les chrétiens (chefs de village, catéchistes, …) et en leur faisant prendre part à la mission (prière itinérante, œuvres caritatives, ouvrages collectifs). A la suite de Jésus, j’ai essayé de me faire pédagogue, patient, doux. En effet, notre baptême nous invite à toujours découvrir la valeur des dons que nous faisons à la mesure de l’amour qui les a inspirés !
Actuellement, la créativité des baptisés est sollicitée. Le pape François nous exhorte, il faut imaginer de nouvelles pistes en sortant de nous-mêmes ! Je dois ici rester fidèle à ma vocation missionnaire : il ne s’agit pas de faire entrer les gens dedans, mais d’aller dehors vers. Oser aller vers ceux qui ne sont pas dans la mouvance, persévérer, prendre des coups, encaisser !
Baptisé et missionnaire, je me reconnais moi-même en croissance et essaye d’avoir le souci constant de faire grandir les autres : « De disciple du Christ, devenir communauté d’annonce », telle est la visée de l’Eglise en Thaïlande en cette année commémorative des 350 ans du Vicariat apostolique de Siam.

Père Nicolas Lefébure : Prêtre de la société des Missions Etrangères de Paris (MEP).


Deux ans de volontariat en Haïti en famille

Ayant le désir de vivre un temps de rupture dans une vie professionnelle, familiale et amicale bien remplie, nous avons contacté la DCC (Délégation Catholique pour la Coopération) pour nous mettre pendant deux ans, gratuitement, au service des plus pauvres. Nous voici donc depuis septembre 2018 dans un quartier populaire de la banlieue de Port-au-Prince (Haïti), non seulement pour réaliser des consultations de pédiatre et de sage-femme dans deux dispensaires, mais aussi (et surtout) à vivre le quotidien au milieu et avec les haïtiens.

Les consultations nous mettent directement en prise avec la misère des habitants du quartier, non seulement la pauvreté économique, mais aussi le faible niveau d’éducation, et la faiblesse des structures familiales. Il nous faut accepter de sortir de nos schémas occidentaux pour prendre le temps de comprendre le contexte, adapter notre discours, et apporter notre petite pierre à l’édifice de l’éducation à la santé. Il y des différences culturelles à découvrir dans le rapport au corps et la maladie, mais aussi certaines croyances à combattre, car mettant en danger femmes enceintes et enfants parfois. Le sujet de l’affectivité et de la sexualité est totalement tabou dans les familles, ce qui nous a amené à donner une formation sur ce thème aux enseignants des écoles de la zone, et probablement bientôt aux parents d’élèves et aux élèves eux-mêmes.

La présence de nos trois filles (8, 6 et 2 ans), nous fait aussi entrer dans le concret de la vie des familles locales. Elles sont scolarisées dans des écoles du quartier, et vivent donc l’intégration par le biais du créole haïtien, du port de l’uniforme, de la pédagogie basée sur l’apprentissage par cœur, de la cantine scolaire fonctionnant de façon irrégulière… Elles découvrent aussi que l’on peut débuter sa journée d’écolière par une prière en classe et par la cérémonie du drapeau en chantant l’hymne national. Elles prennent conscience de la pauvreté des familles de leurs camarades, et de la chance qu’elles ont d’avoir une famille unie et un pays où tous peuvent aller à l’école.

« Si Dieu vle » ! (Si Dieu le veut). Voici une petite phrase que nous entendons de multiples fois au quotidien. Ici les références à Dieu sont omniprésentes dans les conversations, sur les transports en commun, les frontons de petits commerces,…  Même si ces phrases sont dites par habitude, Dieu est au cœur des rencontres, rythmant les journées comme une prière répétée. Dans ce pays où la violence et la mort sont prégnantes, le Seigneur vient habiter le quotidien de chacun. L’avenir est incertain, ce qui incite à vivre l’instant présent. C‘est une belle leçon pour nous, et un exemple d’abandon à la volonté de Dieu.

Marie, Stéphane, Célestine, Rosalie et Suzanne Rondeau