Le carillon de la cathédrale sonnera à 12h le jeudi de l’Ascension

Cathédrale Notre-Dame de Rouen

Le Carillon de la cathédrale sonnera jeudi 21 mai prochain, jeudi de l’Ascension, à midi juste après les tintements de l’Angelus.

 

 

Le carillon de Rouen dans une création mondiale

Jeudi 21 mai 2020 à 12h

Les cloches se sont vu attribuer depuis des siècles des fonctions d’appel, et parfois des pouvoirs irrationnels, contre l’orage, contre la peste et autres épidémies. La compositrice et carillonneure Pamela Ruiter-Feenstra et la journaliste Jet Schouten ont évoqué cette tradition en composant Healing Bells, une composition pour carillon en réponse à la pandémie COVID-19.

Elles invitent les carillonneurs du monde entier à participer à la première mondiale de Healing Bells le jeudi 21 mai à 12h, heure locale, et le carillonneur de Rouen, Patrice Latour, a répondu à l’appel, comme des carillonneurs des pays suivants : Pays-Bas, Belgique, Allemagne, Espagne, Norvège, Danemark, Pologne, États-Unis d’Amérique du Nord, Australie, Afrique du Sud et Brésil. Outre la fête de l’Ascension cette année, le 21 juin est aussi la Journée mondiale de la diversité culturelle, du dialogue et du développement de l’UNESCO; les initiatrices du projet font un lien entre cette journée et la création de Healing Bells.

Healling Bells se base sur une chanson de lamentation ukrainienne, Plyve Kacha, qui se prête à commémorer ceux qui auront souffert et ceux qui seront morts du Covid19. Ce chant y alterne avec une formule rapide pour jouer laquelle les mains du carillonneurs tracent une spirale comparable à la forme du virus au microscope. Mais on peut aussi penser à d’autres propagations néfastes comme la xénophobie, le racisme. Les cloches graves chassent graduellement ce mouvement de spirale, qui s’éteint à la fin.

Ajoutons que des auditions des carillons de France ont été maintenues pendant le confinement, redonnant au carillon son pouvoir, cette fois réel, de consolation, d’encouragement aux citoyens qui comprenaient qu’on pensait à eux, qui ouvraient les fenêtres pour écouter et envoyaient un message de remerciement aux carillonneurs; ce fut le cas à Rouen.