Saint-Pierre-des-Jonquières

Une église du 17ème siècle

Historique de la commune :

La commune tire son nom du latin « juncus » (jonc) suivi du suffixe latin de présence « aria » et Saint Pierre, patron de la paroisse.

Elle est formée en 1823 par la fusion des trois anciennes paroisses Saint-Pierre-des-Jonquières (« sancti Petri de Juncaria » vers 1240, La Trinité-des-Jonquières (« sancte Trinitaris de Juncaria » vers 1240) et Parfondeval (« Parfundeval » en 1258, c’est-à-dire « val profond »). A noter que Parfondeval a été, pour quelque temps, disjoint de la commune en 1864 pour être rattaché à Smermesnil.

Le site est riche en antiquités franques et une nécropole mérovingienne, riche en vestiges, y est découverte en 1844. Des fouilles y furent pratiquées en 1851 par l’abbé Cochet et les objets mis à jour sont visibles aux musées de Neufchâtel et de Rouen.

Eglise Saint-Pierre – 17ème siècle (brique et silex).

L’église de la Trinité-des-Jonquières, démolie en 1834, n’était séparée de l’église Saint-Pierre, dont la nef date du 18ème siècle, que par la largeur du chemin. La distance entre elles était si étroite que l’on ne pouvait sonner les cloches des deux paroisses simultanément sans produire d’effet discordant. Ainsi, dans la contrée, a-t-on conservé le proverbe suivant « Etre d’accord comme les cloches des Jonquières ».

Dans la cour du château de Parfondeval se trouvait une église dédiée à Saint-Pierre dont une partie a été démolie en 1824. Ce château est le berceau de la famille Janzé. Une comtesse de ce nom s’est engagée activement en 1943 dans le mouvement de la France Libre et a participé au débarquement de juin 1944 avec l’état-major de la 2ème D.B. du général Leclerc. Elle fut démobilisée fin 1945.

En raison de ses modestes dimensions intérieures et d’un chauffage efficace, l’église de Saint-Pierre est très appréciée l’hiver par les paroissiens adeptes de la messe dominicale anticipée du samedi soir ! M.B.

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