Cercle de silence à Rouen

18h. Place de la cathédrale

Vendredi 3 mars 2017 18h.

place de la cathédrale à Rouen        

Venez vous joindre à nous, ne serait-ce qu’un instant !

A l’appel de:   Action Catholique Ouvrière, Cimade, CCFD-Terre solidaire, Collectif des sans papiers, Communauté Point 1, Église protestante unie de Rouen, Entraide de l’Eglise Réformée, Fraternité Franciscaine, Jeunesse Etudiante Chrétienne, Jeunesse Ouvrière Chrétienne, Mission de la mer, Mission Populaire Evangélique de France, Pastorale des migrants,  Secours Catholique, Service Diocésain de la Solidarité…

Pour tout contact :

Cimade,  45 rue de Buffon  76000 Rouen  geneampe@yahoo.fr

 Pastorale des Migrants 137 rue St Julien  76100 Rouen rene.gobbe@orange.fr

Dates prévues  pour les Cercles de Silence :

Vendredi  7 avril et 5 mai

  place de la cathédrale à Rouen

UN MUR DITES-VOUS ?

Circuler en Europe est sans problèmes et nous obtenons facilement un visa pour la plupart des pays du monde. Peu de risque de nous heurter à un mur.

 Un mur, dites-vous ?

 Oui, un mur, une barrière. De béton, de barbelés, de sable, qu’importe. Un obstacle physique plus ou moins sophistiqué qui interdit d’avancer, bloque un point de passage, blinde une frontière. Comme le mur de Berlin, de sinistre mémoire, détruit en 1989. A l’époque, il y en avait une quinzaine et 20 à la fin du siècle.

Mais depuis, quelle prolifération ! plus de 65 aujourd’hui de par le monde, construits ou planifiés (financés) et qui se portent bien car on veille sur eux, militairement.

Quelques uns séparent des gens qui, sans eux, risquent de se battre, (par exemple, à Chypre ou en Corée). D’autres visent à freiner des trafics ou de la contrebande ; ou encore empêcher l’infiltration de « terroristes ».

Les nouveaux venus sont des verrous pour stopper les personnes qui forment ce qu’on appelle les « flux migratoires ». Ils renforcent les obstacles naturels (mer, désert, distances) et visent à empêcher l’entrée dans un pays européen pour y déposer une demande d’asile. Ils complètent les murs juridiques et sont la face visible d’une politique de fermeture et de dissuasion qui tend à boucher tout « appel d’air ».

Cette politique est pour nous indolore et nous pouvons fort bien nous en accommoder, voire la justifier. Cependant, le prix à payer n’est-il pas intolérable ?

– un coût humain lourd: naufrages et noyades en Méditerranée, misère des campements sauvages ;

– violations délibérées du droit international et des conventions signées ;

– déni de notre responsabilité dans les désordres mondiaux actuels : inégalités socio-économiques,

réchauffement climatique, interventions malencontreuses dans des conflits régionaux ;

– et finalement une démission morale.

La multiplication des murs se double de celle des camps où, par décision administrative, les migrants sont enfermés sous surveillance policière et pour une durée maximale pouvant varier de 40 jours en France à 18 mois dans quelques états. Il y en a 26 en France et 473 en Europe.

Pour se renseigner :

www.mediapart.fr/portfolios/les-refugies-en-carte-chemins-murs-accueil

www.lacimade.org/frontieres-europeennes-defenses-d-entrer/

www.migreurop.org/article2271.html

cercledesilence.colmar@orange.fr                            www.facebook.com/cercledesilencecolmar