Dimanche de la Miséricorde

Deuxième dimanche de Pâques : une plongée pascale dans les entrailles de la miséricorde du Père

La fête liturgique de la Divine Miséricorde a été instituée par Jean Paul II dans la foulée du grand Jubilé du troisième millénaire suite à la canonisation de sainte Faustine Kowalska et avant la consécration, par le pape polonais, du monde à la miséricorde du Père. Elle s’inscrit comme un contrepoids aux totalitarismes communiste et nazi. Dans Mémoire et Identité, Jean-Paul II écrit que « L’unique vérité capable de contrebalancer le mal de ces idéologies est le fait que Dieu est Miséricorde.

La demande faite à sœur Faustine

La manière dont sainte Faustine dans son journal exprime la demande de Jésus concernant l’institution de la fête de la Divine Miséricorde, souligne le jaillissement pascal de la miséricorde divine :

« Ma fille, parle au monde entier de mon inconcevable Miséricorde. Je désire que la Fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma miséricorde ; toute âme qui se confessera et communiera, recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur peine ; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces ; qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de moi, même si ses péchés sont comme l’écarlate. […] La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu’il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde. » (Petit Journal, § 699).

Le second dimanche de Pâques, qui clôture l’Octave de Pâques est également celui où, dans la tradition ancienne, les néophytes, baptisés, confirmés et qui avaient reçu l’eucharistie la nuit de Pâques, quittaient le vêtement blanc. Ils faisaient alors partie intégrante de la communauté des baptisés. Une des deux antiennes d’ouverture, l’antique antienne Quasimodo, s’en fait l’écho : « Comme des enfants nouveaux nés ont soif du lait qui les nourrit, soyez avides du lait pur de la Parole, afin qu’il vous fasse grandir pour le salut ».

L’oraison du dimanche

C’est en leur faveur mais plus largement pour tous les fidèles, que l’oraison du dimanche demande au Père, invoqué sous le vocable assez rare de « Dieu de miséricorde infinie », d’augmenter sa grâce afin qu’(ils) « comprennent toujours mieux, quel baptême (les) a purifiés, quel Esprit (les) a fait renaître et quel sang (les) a rachetés. »

Deuxième dimanche de Pâques : « une plongée pascale dans les entrailles de la miséricorde du Père »
Par Gilles Drouin, Curé d’Étampes, délégué PLS du diocèse d’Évry-Corbeil-Essonne